Le service cantonal du commerce a annoncé lundi qu’il leur accordait une autorisation à durée limitée, le temps de vérifier que leurs engagements à lutter contre les nuisances sonores se concrétisaient.

Vingt-huit établissements, qui espéraient pouvoir maintenir des horaires étendus en semaine et surtout durant le week-end, avaient reçu une douche froide début février: le respect de la tranquillité publique imposait leur fermeture à minuit. Ces bars sont situés dans les points chauds de la vie nocturne genevoise: Plainpalais, Eaux-Vives ou Carouge.

Selon le compromis annoncé lundi, deux bars ont renoncé à demander la prolongation et un troisième cas reste en suspens. Les 25 autres reçoivent une autorisation de trois mois pour ouvrir jusqu’à 1h ou 2h la semaine et le week-end. Le service cantonal assure qu’il a basé ses décisions sur l’engagement concret des exploitants à lutter contre le bruit. Parmi les mesures promises par les établissements nocturnes, on relève l’engagement de chuchoteurs, la sensibilisation des fumeurs au bruit qu’ils causent à l’extérieur, la fin du service au bar une demi-heure avant la fermeture ou encore l’anticipation de la fermeture certains jours de semaine. La situation sera réexaminée au bout de trois mois.

La perspective du couvre-feu avait suscité des réactions très vives de la part des tenanciers et de leur clientèle. Les Jeunes socialistes, réclamant une ville «vivante et festive plutôt que triste et austère», ont même organisé samedi dernier une manifestation sur la plaine de Plainpalais. «La moitié des plaintes que je reçois dans mon département concernent des nuisances sonores», rétorquait le conseiller d’Etat PDC Pierre-François Unger, responsable du service du commerce.