Financement

Compte à rebours pour le lancement de l’initiative sur la transparence

Le PS, les Verts et le PBD vont démarrer le 26 avril la récolte de signature. Le texte demande en particulier la publication des comptes de campagne et l’origine des dons de plus de 10 000 francs

Elle possède déjà un site web: transparence-oui.ch. Sur la page d’accueil, le Palais fédéral illuminé émerge d’une nuit aussi noire que de l’encre. L’initiative pour plus de transparence dans le financement politique, annoncée par le Parti socialiste l’automne dernier alors que des montants records ont été dépensés par les partis politiques lors des élections fédérales 2015, sera lancée le 26 avril, a annoncé la direction du PS samedi dernier lors de l’assemblée des délégués.

Ces quelques mois passés depuis l’automne ont notamment permis de bâtir une coalition plus large que les partis de gauche, comprenant le PBD, cette formation née d’une scission de l’UDC, ainsi que le parti évangélique. Trois coprésidentes ont pris la tête de l’alliance pour la transparence, selon des communiqués du PS et des Verts. Elles sont toutes conseillères nationales: la socialiste bernoise Nadine Masshardt, la Genevoise et vice-présidente des Verts, Lisa Mazzone, la zurichoise Rosmarie Quadranti, membre du PBD. «La récolte des signatures commencera le 26 avril», confirme Lisa Mazzone, suite à un article du Tages-Anzeiger.

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L’initiative exige notamment que les partis déposent leurs comptes à la Chancellerie et déclarent les dons de plus de 10 000 francs; la Chancellerie rendrait ces données publiques. Les partis, comités politiques ou individus qui participent à des élections ou à des votations devraient rendre publics les montants engagés et l’origine des fonds qui financent leur campagne si leurs moyens financiers dépassent 100 000 francs. L’origine des dons de plus de 10 000 francs devrait aussi être publiée; l’acceptation de dons anonymes serait interdite.

Rejet d’interventions parlementaires

L’enjeu du financement des campagnes et de la transparence des comptes occupe la gauche depuis des années, la Suisse étant l’un des rares pays démocratiques à ne pas posséder de législation fédérale sur ce sujet; seuls quelques cantons comme Genève et Neuchâtel disposent de règles. Au niveau national, c’est parce que les tentatives de passer par la voie parlementaire ont jusqu’à présent toutes été rejetées que le PS et les Verts ont décidé de s’en remettre au peuple.

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