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L'aéroport de Genève, le 6 avril 2016.
© MARTIAL TREZZINI

Contrôleurs aériens

Conciliation prévue à l'aéroport de Genève pour éviter la grève

L’entreprise Skyguide et le syndicat qui menace de faire grève rencontreront la Chambre des relations collectives de travail pour une conciliation. Objectif: éviter de perturber le ciel suisse et européen. Le département de tutelle ne sera pas présent

Le ciel genevois pourrait s’éclaircir la semaine prochaine. Ou pas. Le sort des vacanciers, menacé dès le 23 juillet par une grève d’une partie des contrôleurs aériens de Genève Aéroport, est désormais entre les mains de la Chambre des relations collectives de travail (CRCT). Une réunion se tiendra mardi prochain entre l’entreprise Skyguide qui a saisi cet organe et le syndicat trouble-fête Skycontrol. Dans l’intervalle, toutes les parties sont tenues au silence, comme il est d’usage dans les procédures de conciliation.

Lire: Une grève à l’aéroport menace les départs en vacances

L’entreprise avait annoncé la diffusion d’un communiqué jeudi, elle a dû y renoncer. Maximilien Turrettini, président de Skycontrol, ne peut pas non plus répondre à nos questions. Le département de tutelle, enfin, reste vague: «Le canton de Genève est très attentif à la situation de tension entre le syndicat des contrôleurs aériens Skycontrol et la direction de Skyguide. Le Conseil d’Etat espère vivement que les parties trouveront rapidement un compromis satisfaisant pour tous.» Il insiste sur la force du partenariat social genevois afin de trouver des solutions pragmatiques. Mais il prévient: «La marge de manœuvre est relativement faible dans la mesure où Skyguide est tenue par des réglementations européennes très strictes.» Contrairement à ce que colportaient certaines rumeurs, le conseiller d’Etat Pierre Maudet ne sera pas présent à cette rencontre.

Lire aussi: «Nous ne pouvons pas être plus généreux»

La confusion règne

Il faut dire que depuis mardi, date du dépôt du préavis de grève de Skycontrol, la confusion règne. Chacun ourdit sa stratégie, consistant pour les uns à tout faire pour éviter la grève en plein mois de juillet et des perturbations qui pourraient toucher tout le ciel européen, pour les autres à obtenir le maximum de l’employeur. Aux déclarations syndicales ont succédé, dans nos colonnes, la réaction du CEO de Skyguide, Alex Bristol. Le directeur de Genève Aéroport, André Schneider, prenait aussi position à la RTS, parlant de «prise d’otages» des passagers et enjoignant le syndicat minoritaire à revenir à la table des négociations. Lui aurait-on signifié que de telles positions pourraient être contre-productives? Toujours est-il qu’il déclare aujourd’hui au Temps: «Genève Aéroport ne veut plus apparaître et laisse la responsabilité à d’autres de trouver une solution.»

Pas sûr que Skycontrol y soit prêt, lui qui avait déclaré non négociables deux de ses revendications: 1,8% d’augmentation de salaire (2,6% avec l’inflation), alors que l’entreprise proposait 0,5%; et 125 jours de repos annuel. Rappelons que le salaire annuel moyen des aiguilleurs du ciel est de 205 194 francs, avec 35 heures de travail hebdomadaire et la retraite à 56 ans. Mais Skycontrol se retrouve bien seul, puisque les trois autres syndicats concernés ont signé, mardi, la nouvelle convention collective de travail (CCT) proposée par leur employeur. Ce qui rend le bras de fer plus difficile à gagner.

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