Transports

La concurrence sur le rail a du plomb dans l’aile

L’Office fédéral des transports (OFT) voulait injecter une dose de concurrence dans le trafic grandes lignes. La tonalité a changé. Les CFF et leur principal rival, le BLS, cherchent un accord de coopération

La concurrence rêvée par l’Office fédéral des transports (OFT) durant l’ère Leuthard a du plomb dans l’aile. En 2018, au moment de renouveler les concessions pour les dix prochaines années, l’OFT a souhaité entrouvrir le marché du trafic grandes lignes à la concurrence, conformément à la stratégie définie en 2014. Il a proposé d’octroyer deux liaisons à la compagnie BLS, qui conteste le monopole des CFF depuis plusieurs années. Il s’agit de Berne-Bienne et de Berne-Berthoud-Olten, et cela dès le changement d’horaire de décembre 2019. Cette décision n’a pas plu aux CFF, qui ont déposé un recours auprès du Tribunal administratif fédéral (TAF). Elle n’a pas davantage satisfait le BLS, qui espérait obtenir cinq concessions. L’entreprise bernoise avait en effet postulé pour trois autres liaisons longue distance: Bâle-Berne-Interlaken, Bâle-Berne-Brigue et Berne-Neuchâtel-La Chaux-de-Fonds, axe qu’elle exploite aujourd’hui en trafic régional, avec prolongement jusqu’au Locle.

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