Comme aime à le dire un parlementaire expérimenté, «le Conseil national fait de la politique et le Conseil des Etats fait les lois». Cette maxime sonne juste. Elle explique pourquoi, jeudi, les sénateurs et sénatrices n’ont pas parlé des deux sujets pandémiques qui fâchent. Dans le cadre de la révision de la loi Covid-19, ils n’ont absolument pas abordé la question de la liberté de parole des membres de la task force scientifique ni envisagé d’ancrer dans la loi la date du 22 mars comme échéance de réouverture des restaurants. «Nous nous concentrons sur les aspects économiques, pas sur l’ouverture des commerces et des restaurants ni sur la liberté d’expression que nous accordons à la task force scientifique», résume Christian Levrat (PS/FR), président de la Commission de l’économie et des redevances (CER-E). Ces sujets seront abordés lundi, lorsque le Conseil national débattra à son tour de la loi Covid-19.

L’adaptation de ce texte législatif concerne surtout les indemnités pour «cas de rigueur». Le Conseil fédéral a plusieurs fois modifié l’enveloppe prévue ainsi que la répartition entre la Confédération et les cantons. La somme globale a été relevée à 10 milliards de francs. Le Conseil fédéral a proposé que la caisse fédérale prenne 8,2 milliards à sa charge, le solde de 1,8 milliard étant financé par les cantons.