La Confédération va promouvoir plus résolument les activités extrascolaires «novatrices» et l’animation en milieu ouvert. Le Conseil national a mis mardi sous toit la nouvelle loi sur l’encouragement de l’enfance et de la jeunesse, relate l’ATS. La dernière divergence a été éliminée tacitement. Pour recevoir des aides fédérales, les organisations spécialisées dans les échanges de jeunes devront organiser au moins 50 séjours internationaux ou entre les régions linguistiques par année. Le National, qui voulait se montrer plus libéral en la matière, s’est finalement rangé à l’avis du Conseil des Etats. De manière générale, la nouvelle loi assouplit les conditions posées aux organisations pour bénéficier d’une aide financière. Les associations n’auront plus besoin de compter 1000 membres actifs, 500 suffiront. Les grandes organisations, telles les scouts, recevront à peu près autant de moyens qu’aujourd’hui. Mais les plus petites, offrant des animations en milieu ouvert, toucheront à l’avenir aussi des aides fédérales. Les associations de jeunesse réunissent quelque 500’000 membres. La loi sur les activités de jeunesse devrait permettre de mieux répondre aux défis actuels, notamment en matière d’intégration des migrants et des enfants socialement défavorisés. Elle prévoit un engagement plus poussé de la Confédération dans les activités extrascolaires. Les moyens financiers à disposition seront à peine plus élevés qu’actuellement. A moyen terme, quelque 8,4 millions de francs seront attribués chaque année, contre 7 millions jusqu’ici. La loi s’appliquera à tous les enfants dès l’âge d’entrée à l’école enfantine et jusqu’à 25 ans. L’extension aux plus petits est une des avancées de la loi.