Le conseiller d’Etat genevois, chargé de la police, évoque les attaques virulentes dont il a fait l’objet sur le thème délicat de la sécurité. «J’ai été l’objet d’un véritable lynchage. Au point que des gens m’agressaient verbalement dans la rue. J’ai même reçu des lettres à la maison me traitant de menteur. On a dépassé les limites de l’admissible».

Il reconnaît une part de responsabilité dans la perte du deuxième siège socialiste au gouvernement, «dans la mesure où certaines de mes actions ont été fortement critiquées». A la personne qui lui succédera, Laurent Moutinot souhaite d’avoir des «capacités personnelles de résistance maximales».

Le ministre évoque aussi l’avenir du parti socialiste et le dossier libyen. «J’ai toujours pensé que la Suisse devait adopter une ligne consistant à dire qu’on avait fait juste et qu’on allait donc résister aux pressions. Cela était plus conséquent que de prétendre qu’on avait fait tout faux mais que les Libyens ne devaient pas trop exiger en retour».