«Le syndic de la ville de Fribourg, Dominique de Buman, va tout faire pour diviser la gauche. La candidate désignée par la majorité du Parti socialiste, Marie-Thérèse Maradan Ledergerber, n'obtiendra donc pas la vice-syndicature et un poste permanent.» Christophe Allenspach, président du Parti socialiste fribourgeois, avait vu juste, quelques heures avant la décision de l'exécutif de la capitale cantonale (conseil communal), qui a été annoncée hier soir, peu avant 22 heures.

La gauche, qui détient, toutes alliances confondues, 48% des parts de vote en ville de Fribourg, subit un sérieux camouflet. Le Conseil communal, au vote par bulletin secret, a évincé Marie-Thérèse Maradan pour offrir le poste au socialiste Pierre-Alain Clément, dernier arrivé au sein de l'exécutif.

«Les femmes de notre ville vont se sentir écartées»

Les trois seuls conseillers permanents sur les neuf postes sont donc tous des hommes: Dominique de Buman (PDC), Claude Masset (radical), et Pierre-Alain Clément (socialiste). «Les femmes de notre ville vont se sentir écartées», regrette la conseillère communale Geneviève Beaud Spang.

Alors que le débat sur le dysfonctionnement d'un Conseil communal à deux vitesses est loin d'être terminé, ce coup de force contre une proposition socialiste ne va pas contribuer à mettre de l'huile dans les rouages.

«Selon la loi, rétorque Dominique de Buman, le Conseil communal se constitue lui-même et les partis politiques ne peuvent émettre que des souhaits.»

W.B.