Les relations entre le Conseil d'Etat genevois et les syndicats du personnel de la fonction publique se détendent. Réunis en assemblée mercredi soir, les employés du canton ont donné leur feu vert pour la signature d'un protocole d'accord avec le gouvernement. Les grèves des fonctionnaires sont pour l'instant mises entre parenthèses.

Suspension de la grève

Le protocole d'accord porte sur les mesures à prendre pour assainir les finances publiques d'ici 2018 et sur un calendrier de négociations, avec le 21 mars comme date butoir pour trouver un terrain d'entente entre les partenaires sociaux. Les syndicats ont ainsi trois mois pour présenter leurs idées d'économies. Pendant ce laps de temps, les représentants du personnel s'engagent à suspendre tout mouvement de grève.

«Nous en avons plein», a assuré Marc Simeth, le président du Cartel intersyndical de la fonction publique. Le syndicaliste a par exemple évoqué les efforts que pourraient faire les élus du Conseil d'Etat et du Grand Conseil, en se serrant un peu la ceinture, ou la suppression de postes de cadres, trop nombreux à ses yeux.

Large plan d'économies

Le gouvernement voudrait pour sa part réduire la masse salariale de l'Etat de 5% en trois ans. Soit près de 192 millions de francs à trouver par année. Des pistes comme une augmentation du temps de travail hebdomadaire des fonctionnaires de 40 à 42 heures ou le non-remplacement systématique des départs naturels ont été évoquées. Pour l'heure, ces pistes sont en suspend le temps pour l'exécutif d'examiner toutes les propositions qui lui parviendraient.

Les syndicats de la fonction publique, même s'ils abandonnent le bras de fer pour laisser place au dialogue avec le gouvernement, appellent néanmoins à manifester jeudi sous les fenêtres du Grand Conseil. Ce dernier va en effet examiner le projet de budget 2016 du canton de Genève, dont certains points déplaisent aux représentants de la fonction publique. «Nous allons montrer que nous sommes là», a noté Marc Simeth.