Le suspense plane sur les élections cantonales genevoises. A 14h30, le chancelier Robert Hensler a donné les premières projections sur la base des procès verbaux d’une quinzaine de locaux de vote. Pour l’heure, l’Entente bourgeoise garde trois des sept sièges, idem pour les socialistes et les Verts, mais le septième fauteuil est très incertain. «Cela se joue entre les deux blocs droite-gauche et le Mouvement citoyens genevois», annonce Robert Hensler, chancelier de la République.

Un premier classement se dégage à 15h05: en tête, le Vert David Hiler, suivi du radical François Longchamp, du PDC Pierre. François Unger, de la libérale Isabel Rochat. Viennent ensuite son colistier Mark Müller, et le socialiste Charles Beer. La lutte entre les deux femmes de gauche, la socialiste Véronique Pürro et la verte Michèle Künzler s’annonce et le longue: elles se talonnent. Quant au MCG, il n’est pas encore hors course. Si ce classement se confirme, cela signifiera que les Genevois ont souhaité confirmer la droitisation du parlement désigné le 11 octobre. La gauche perdrait la majorité qu’elle avait acquise il y a quatre ans pour la première fois depuis 1933.

Tout peut encore changer, mais on sait en tout cas que l’UDC est écartée. Selon le chancelier, un deuxième tour dans cette élection majoritaire où il faut atteindre un quorum de 33% pour passer la rampe, paraît «hautement improbable.» A l’heure où ne connaît que des résultats très provisoires, l’enjeu majeur de cette élection reste l’entrée ou non du MCG, parti anti-frontalier, au sein du gouvernement. Avec ses deux candidats, Eric Stauffer et Mauro Poggia, la formation populiste espère bien rafler le Département de la Police, laissé vacant par le socialiste Laurent Moutinot. Autre dicastère en jeu: celui du Territoire, que quitte le Vert Robert Cramer.