L’Etat de Genève et les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont trouvé un accord avec la famille d’Adeline, la jeune femme assassinée en septembre 2013 par un détenu du centre de resocialisation de la Pâquerette. Cet accord portant sur le montant des indemnités versées à ses proches clôt le volet civil de la tragédie.

L’accord n’affecte pas la procédure pénale en cours, font savoir lundi dans un communiqué le gouvernement genevois et les HUG. Une procédure ouverte pour assassinat contre le bourreau d’Adeline, Fabrice A., dans laquelle les proches de la jeune femme sont parties civiles.

Les autorités du canton avaient présenté leurs excuses à la famille d’Adeline après la publication du rapport de l’ancien conseiller d’Etat Bernard Ziegler, qui portait un regard sévère sur le drame. Le rapport mettait en avant plusieurs manquements au niveau administratif dans plusieurs services. L’Etat de Genève avait reconnu alors qu’il avait failli dans sa mission de protection de ses collaborateurs.

Le montant des indemnités n’a pas été divulgué et les parties ont choisi de ne pas s’exprimer au-delà des termes du communiqué. L’accord a été signé la semaine dernière avec les proches d’Adeline.

Adeline avait été brutalement tuée par Fabrice A., violeur récidiviste, avec qui la sociothérapeute effectuait une sortie accompagnée. Le drame a profondément marqué Genève et toute la Suisse, remettant notamment en question le programme de resocialisation des prisonniers dangereux mis en place par le canton.