Visite

Le Conseil fédéral inspiré par le dynamisme romand

À l’occasion de la séance extra-muros du Conseil fédéral mercredi à Lausanne, la population vaudoise a été invitée à rencontrer les sept sages. Le canton a été félicité pour sa croissance économique et son innovation

Après Nyon en 2013, le Conseil fédéral est revenu mercredi en pays vaudois pour y tenir sa séance extra-muros. À 9 heures, il siégeait à la centenaire Ecole des métiers de Lausanne où Johann Schneider-Ammann a souligné l’importance de la formation professionnelle «deuxième pilier de notre croissance économique». Tout au long de la matinée, le Conseil fédéral n’a cessé de louer le dynamisme du pays de Vaud, son innovation et sa formation.

Vers 9h20, perturbation de l’ordre du jour. Un journaliste et activiste tente de haranguer les ministres sur les renvois de Dublin et se fait évacuer sans ménagement par les forces de l’ordre, distribuant quelques coups au passage. «L’école est ouverte, les étudiants circulent, c’était le désir du Conseil fédéral que de les rencontrer. Cela n’écarte donc pas complètement les risques de ce genre» explique le porte-parole de la police cantonale vaudoise, Jean-Christophe Sauterel. Le traditionnel bain de foule populaire qui suivait n’a pas pour autant été remis en question. Les dispositifs sécuritaires étaient aussi présents que discrets. «Sincèrement, je ne pourrais pas vivre autrement: j’ai besoin de continuer à me balader librement!», confie le conseiller fédéral socialiste Alain Berset. «Et je fais confiance à notre sécurité!»

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À midi sonnant, sur la place St-François, paysannes vaudoises, Lausannois patriotes et pique-assiettes bienheureux constituaient un public hétéroclite et nombreux. Des militants de diverses causes profitent de l’occasion pour porter leur message aux conseillers fédéraux. La Jeunesse socialiste vaudoise a par exemple remis sa pétition de 2400 signatures contre le doublement des taxes d’études de l’EPFL à Ueli Maurer. Le ministre des Finances leur a promis une réponse écrite.

Des selfies et des compliments

Dans la cohue, certains poussent des coudes pour un selfie, d’autres font la queue pour ajouter un autographe à leur livre d’or, renfermant d’autres précieuses signatures fédérales. Une telle foule est un bon baromètre pour tester la popularité des sept sages: «Vous êtes très belle Madame Leuthard», lance une habitante. Alain Berset est entouré de jeunes, Guy Parmelin, un peu moins, et certains semblent confondre Simonetta Sommaruga avec Anne-Catherine Lyon, présente avec le reste du Conseil d’Etat.

Trois Equatoriennes se font prendre en photo avec le conseiller fédéral UDC, Guy Parmelin. Tout sourire, elles souhaitent lui «montrer que les immigrés sont bien implantés dans le canton de Vaud».

Le président de la Confédération, Johann Schneider-Ammann, se fait féliciter pour «ses progrès en français». «Demain, le 14 avril, vous fêterez l’entrée de votre canton dans la Confédération», relève-t-il dans son discours. «Le Conseil fédéral est là in corpore pour vous dire: bon anniversaire! Vaud est le canton des grands chantiers et des travaux qui nous font avancer, regardez le M2! Berne est fière d’être à vos côtés». Applaudissements massifs.

Daisy Renaudin, «Vaudoise depuis quatre siècles!», se fraie un chemin pour rejoindre le Président. Elle a un message très précis à lui transmettre. «Je suis bénévole au CHUV, j’accompagne les malades à la messe. Je peux vous dire qu’ils ont beaucoup apprécié le discours de Monsieur Schneider-Amman sur le rire. Alors quand j’ai vu que le pays entier se moquait de lui, ça m’a fait de la peine et je souhaitais le rassurer».

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