Les vélos électriques doivent pouvoir continuer de circuler sur les pistes cyclables. Les exclusions devraient se limiter au cas par cas, estime le Conseil fédéral. Il s’oppose aux propositions du conseiller national Markus Lehmann (PDC/BS), partis en croisade contre les deux roues.

Si l’on considère leur vitesse et leur mode de fonctionnement, les e-bikes sont plutôt assimilables à des vélos qu’à des motocycles et des voitures, fait valoir le gouvernement dans sa réponse publiée jeudi.

Dans sa motion, le Bâlois réclame en outre que tous les vélos électriques d’une puissance égale ou supérieure à 1000 W soient munis d’un tachymètre et de plaques minéralogiques qui puissent être lues par les radars. Les conducteurs devraient également être soumis à un examen de conduite.

Ces obligations sont déjà prévues, répond le gouvernement. L’utilisation d’un tachymètre n’est certes pas obligatoire pour les vélos électriques d’une puissance maximale de 1000 W et équipés d’une assistance au pédalage entre 26 et 45 km/h. Mais ces e-bikes ont un ordinateur de bord affichant la vitesse de circulation.

Markus Lehmann ne s’en prend pas qu’aux vélos électriques. Il réclame aussi un renforcement des sanctions contre les «chauffards du guidon», qui circulent sur de simples deux roues. Là encore, le Conseil fédéral a jugé le droit actuel amplement suffisant.