Essayé, pas pu. Les Verts ont échoué, ce mercredi matin, à entrer au Conseil fédéral. Avec 82 voix, la présidente des écologistes, la Bernoise Regula Rytz, a même réalisé un score en-deça de certaines attentes, même si elle a assuré après coup avoir voulu glaner 80 voix sur son nom.

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Le suspense a porté sur le cinquième vote, après les élections, aisées, d’Ueli Maurer, Simonetta Sommaruga, Alain Berset et Guy Parmelin. Les Verts attaquaient le poste d’Ignazio Cassis, au motif que selon les rapports de force sortis des urnes le 20 octobre, le PLR serait surreprésenté au gouvernement.

Même pas de second tour

L’assaut a tourné court. Il n’y a même pas eu de second tour: le Tessinois a été reconduit au premier vote, avec 145 voix. Sur le plan strictement mathématique, la Bernoise n’a même pas fait le plein dans son camp. Le total des voix PS-Verts, avec le groupe dans lequel siègent les écologistes, est de 83 élus sous la Coupole.

Pendant les prises de positions liminaires, la plupart des responsables de groupes ont lourdement insisté sur la nécessité de conserver une stabilité à l’ensemble, subtil, de la mécanique fédérale. Le fait que le PLR menacé soit Tessinois a certainement joué un rôle dans son maintien, avec une énergie telle qu’il n’a même pas été menacé au premier tour. La discipline des partis et des blocs a aussi joué.

Les meilleurs scores

Au jeu des scores, c’est le… chancelier de la Confédération, Walter Thurnherr, qui a été le mieux élu, avec 219 voix. Il est suivi de près par la cheffe de la Défense Viola Amherd (PDC), qui faut un triomphe avec 218 voix, suivi par le socialiste Alain Berset (214) et l’UDC Ueli Maurer (213).

Ce dernier achève son année présidentielle. L’année prochaine, Simonetta Sommaruga présidera la Confédération.

Pour compléter: Simonetta Sommaruga, l’escrimeuse du climat