«La passivité du Conseil fédéral est inacceptable.» Ces mots tranchants ne sortent pas de la bouche d’un élu de gauche, comme il serait attendu à propos d’un exécutif à majorité de droite. C’est le Valaisan Philipp Mathias Bregy, conseiller national du Centre, qui a émis ce jugement sévère lors de la session extraordinaire consacrée ce jeudi à deux motions traitant de la guerre en Ukraine. La première, socialiste, demandait la création d’une task force afin que la chasse aux avoirs des Russes sanctionnés en Suisse se fasse avec plus d’efficacité qu’aujourd’hui. La seconde, verte, voulait que le marché des matières premières soit mieux surveillé en Suisse, qui abrite plusieurs sociétés de premier plan dans ce domaine. La Russie, productrice de gaz et de pétrole, finance sa guerre avec ce commerce.