Le Conseil fédéral à table avec des requérants

Excursion Lors de sa journée au vert, le gouvernement visite un centre d’hébergement

Lors de la traditionnelle journée au vert du Conseil fédéral, organisée comme chaque année en début d’été, la présidente de la Confédération Simonetta Sommaruga a emmené ses collègues du gouvernement visiter le centre pour requérants d’asile de Riggisberg dans le canton de Berne. Situé à une vingtaine de kilomètres au sud de la capitale, il abrite quelque 150 personnes.

Après un petit déjeuner pris le matin avec le gouvernement bernois et une excursion au Bütschelegg sous un soleil de plomb, les sept conseillers fédéraux ont donc rencontré et partagé leur repas de midi avec 30 à 40 requérants d’asile. «La démocratie directe, c’est aussi des contacts directs avec les gens qui vivent dans notre pays», a déclaré Simonetta Sommaruga aux médias.

Repas apprêté par les requérants

Répartis en plusieurs tablées, les membres du gouvernement fédéral ont échangé informellement avec leurs hôtes, chacun se débrouillant pour se faire comprendre, raconte Agnès Schenker, la porte-parole de Simonetta Sommaruga. Les requérants, parmi lesquels on comptait une vingtaine de nationalités, avaient apprêté eux-mêmes le repas.

La sortie annuelle du Conseil fédéral ne comporte d’ordinaire pas de thèmes proprement politiques. Le choix de visiter un centre de requérants au moment où l’asile est au cœur de l’actualité peut donc paraître inédit. «La question n’a cependant pas été abordée sous l’angle politique, mais humain», précise Agnès Schenker. La présidente de la Confédération voulait en effet que le Conseil fédéral aille à la rencontre de la population – dans toutes ses composantes. Le programme s’est d’ailleurs poursuivi avec la visite d’un établissement pour personnes âgées, puis un apéritif avec la population en vieille ville de Bienne.

Vendredi, le Conseil fédéral se rend au Tessin, l’un des cantons d’origine de la présidente de la Confédération. Il y rencontrera aussi les autorités cantonales. On peut supposer que, là aussi, la question de l’asile alimentera les échanges, le Tessin ayant à faire face à un très important afflux de migrants depuis mai-juin.