Parce qu’elle est combattue par voie référendaire, la loi Covid-19 est soumise au verdict populaire le 13 juin. Elle constitue la base des soutiens financiers mis à disposition des personnes et entreprises ayant dû interrompre ou réduire leurs activités professionnelles à cause de la pandémie. Elle permet aussi au Conseil fédéral de prendre en charge le coût des tests. En revanche, elle n’a aucune influence sur la levée des restrictions mises en place par le gouvernement. «Ces restrictions s’appuient sur la loi sur les épidémies, pas sur la loi covid», a souligné lundi le ministre de la Santé, Alain Berset.

Flanqués du président et du vice-président de la Conférence des gouvernements cantonaux (CdC), le président de la Confédération, Guy Parmelin, et Alain Berset sont entrés en scène lundi pour défendre la loi Covid-19. Même si elle n’a aucun lien formel avec les interdictions et suspensions d’activités décidées par le Conseil fédéral, son sort peut néanmoins être influencé par le calendrier de la levée de ces restrictions. L’UDC, qui ne cesse d’exiger la réouverture immédiate des restaurants, lieux culturels et sportifs, a établi un lien entre les deux. Le 27 mars, en assemblée des délégués, le parti a choisi de laisser la liberté de vote après avoir soupesé les éléments positifs et négatifs de la loi Covid-19. Ce jour-là, le conseiller national bernois Lars Guggisberg a souligné que la «politique du lockdown» était un argument en défaveur de la loi. «Un non à la loi Covid-19 est la réaction logique de tous ceux qui disent que le Conseil fédéral a mal utilisé ses compétences et a justifié de manière lacunaire les atteintes aux libertés qu’il a imposées», a-t-il résumé.