Le conseiller d’Etat Pierre Maudet a annoncé jeudi sa démission du gouvernement genevois. Il sera par ailleurs candidat à sa propre succession. La perte de son département a été l’humiliation de trop.

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«Je dérange et on me met de côté», a déclaré le magistrat. Il a indiqué ne pas vouloir se lancer dans une bataille judiciaire. Ce n’est pas aux tribunaux de trancher, selon lui. Seul le peuple peut décider. Il a estimé que l’élection complémentaire pourrait se tenir au début du mois de mars prochain.

Le rapport intermédiaire qui portait sur la gestion des ressources humaines de son ancien département du développement économique et qui a poussé ses collègues de l’exécutif à lui retirer ses attributions a été, aux yeux de Pierre Maudet, «le prétexte à une exécution politique cousue de fil blanc».

Cet épisode s’inscrit dans «le contexte d’une succession d’humiliations que j’ai subie depuis deux ans». Il a déploré avoir «été brutalement mis de côté», dépouillé. Selon le magistrat, ce rapport intermédiaire a tout l’aspect «d’un coup monté». Il a regretté le fait que son droit d’être entendu a été bafoué.

«Je suis exigeant». Pierre Maudet a admis que les collaborateurs sous ses ordres ont pu être mis pression ces derniers temps, notamment avec la crise sanitaire. «Cette intensité de travail, je l’ai voulue, j’ai demandé de l’agilité». Des hauts fonctionnaires ont été sortis de «leur zone de confort».