«A part Facebook, tu travailles?» C’est par ces quelques mots adressés mardi au conseiller d’Etat genevois Luc Barthassat sur le réseau social que la conseillère nationale UDC Céline Amaudruz a allumé les débats. Comme une allumette que l’on craque au-dessus d’une nappe d’essence, les échanges se sont rapidement enflammés. Le magistrat démocrate-chrétien s’est fendu d’une réplique cinglante: «Chère Amaudruz Céline. Tout est une question d’organisation. Et comme je vais pas chez le coiffeur et la manucure tous les jours, ça me laisse un peu [sic] de temps, pour répondre aux questions sur Fb». Et d’ajouter un peu plus tard: «C’est pas la femme que je critique. Juste ton comportement de sale gamine!»

La conseillère nationale n’a pas apprécié ces propos qu’elle juge «sexistes». La trentenaire dit attendre des excuses du ministre chargé des Transports. «C’est très rabaissant de se faire traiter comme ça. Il ne se serait jamais adressé à un homme de cette façon […]. Je souhaite aussi que le Conseil d’Etat le recadre: Luc Barthassat oublie quelle fonction il occupe!» a déclaré cette dernière au quotidien Le Matin. L’intéressé a fait savoir un peu plus tard qu’il était prêt à présenter ses excuses «autour d’un verre» si Céline Amaudruz est réellement blessée. Ce dont il doute: «Elle veut seulement créer la polémique car elle est à court d’arguments», affirme l’édile au quotidien.

Ces échanges n’ont pas manqué de faire réagir d’autres élus. A l’image du conseiller national libéral-radical Christian Lüscher: «Loin de moi l’idée de prendre parti, mais… Est-il étonnant que les citoyens aient de moins en moins de respect pour les élus quand un conseiller d’Etat traite une conseillère nationale de «sale gamine»?»