Les Verts pour le statu quo au Conseil fédéral

Didier Burkhalter et Johann Schneider-Ammann pourront compter sur le soutien des Verts mercredi. Le groupe écologiste a décidé pratiquement à l’unanimité de voter pour le statu quo en matière de répartition des sièges lors de l’élection au Conseil fédéral, rapporte l’ATS.

Il n’y a pas de nécessité de modifier la composition du gouvernement, a déclaré le chef du groupe Antonio Hodgers devant la presse. Les Verts défendront donc les sièges PLR si ceux-ci devaient être attaqués par l’UDC.

Pour le reste, le groupe a réitéré son soutien aux partis artisans de la sortie du nucléaire. Ils soutiendront donc Doris Leuthard (PDC), Eveline Widmer-Schlumpf (PBD) et Simonetta Sommaruga (PS).

Concernant le siège laissé libre par Micheline Calmy-Rey, les Verts veulent le voir rester en mains socialistes. Ils n’ont pas tranché entre les prétendants Alain Berset (FR) et Pierre-Yves Maillard (VD). Ce serait «moitié-moitié» au sein du groupe, selon Antonio Hodgers.

Les libéraux-radicaux soutiennent l’UDC contre Eveline Widmer-Schlumpf

Les parlementaires libéraux-radicaux soutiendront un candidat de l’UDC face à la bourgeoise-démocrate Eveline Widmer-Schlumpf lors de l’élection du Conseil fédéral ce mercredi. Gabi Huber, la présidente du groupe, l’a annoncé cet après-midi, indique Valentine Zubler, notre correspondante à Berne.

Cette stratégie n’a pas été remise en cause par l’un ou l’autre parlementaire du PLR, selon Gabi Huber: «On n’a même pas eu besoin de voter, nos élus sont intelligents, et leur but reste la réélection de nos deux candidats.»

Les socialistes rééliront les six sortants

Sans surprise, le groupe socialiste réélira les six conseillers fédéraux sortants. L’UDC ne s’étant pas soumis à son ultimatum, le PS votera pour les deux libéraux-radicaux. «Notre position est définitive», a déclaré le président du PS Christian Levrat mardi devant les médias.

«Même si l’UDC devait changer son fusil d’épaule mercredi matin, nous n’en tiendrions pas compte», a-t-il ajouté. Et le Fribourgeois de préciser qu’ «il est exclu que le PS prête la main à qui que ce soit. Il n’y aura pour nous aucun jeu. Les choses se passeront donc de manière prévisible, n’en déplaise aux journalistes».

Le groupe PS ne tiendra aucune séance extraordinaire mercredi matin, quelles que soient les ultimes manœuvres, a renchéri la présidente du groupe Ursula Wyss. Il avait offert il y a une semaine à l’UDC de soutenir son candidat contre un PLR.

Liberté de vote au PDC pour départager les deux socialistes

Pour le PDC, les deux candidats socialistes au Conseil fédéral remplissent les critères pour être élus. Le groupe parlementaire démocrate-chrétien a donc renoncé mardi à fixer une préférence entre le Fribourgeois Alain Berset et le Vaudois Pierre-Yves Maillard, indique l’ATS.

Faute de vote, il est impossible de dire lequel des deux recueille une majorité des 44 suffrages disponibles au sein du groupe PDC, a déclaré le chef Urs Schwaller devant la presse.

Les démocrates-chrétiens ont également confirmé leur stratégie. Ils voteront en grande majorité en faveur d’Eveline Widmer-Schlumpf. Les observateurs qui pensent qu’un quart de PDC pourraient voter en faveur d’un UDC «ne voient pas très loin», a assuré Urs Schwaller.

Le groupe PDC n’entend pas non plus soutenir une éventuelle attaque UDC contre un siège libéral-radical.

Le Parti bourgeois-démocrate ne tranche pas entre Maillard et Berset

Le groupe parlementaire bourgeois-démocratique ne tranchera pas entre Alain Berset et Pierre-Yves Maillard. Après avoir entendu les deux candidats au Conseil fédéral, il a décidé mardi de laisser la liberté de vote à ses dix membres.

Les deux hommes se sont montrés très convaincants et compétents lors des auditions, a communiqué le PBD à l’issue de sa séance. Pour le reste, le groupe a confirmé sa stratégie, qui consiste à réélire les conseillers fédéraux sortants et à s’opposer aux attaques de l’UDC contre sa conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf.