Valais

Constituante valaisanne: des candidats au profil varié

Les 646 prétendants à un siège au sein de l’Assemblée constituante ont tous leur histoire et leur profil. «Le Temps» vous propose d’en découvrir six, issus des différents partis ou mouvements non partisans qui prennent part à l’élection

Il n’y a jamais eu autant de candidats pour une élection en Valais. La Constituante a suscité beaucoup d’intérêt. Ils sont 646 à se battre pour obtenir, au soir du 25 novembre, l’un des 130 sièges de cette assemblée. Les profils de ces candidats sont divers et variés, Le Temps vous en propose six, issus des différents partis et mouvements non partisans en lice.

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Johann Roduit, 36 ans, Appel citoyen, Martigny

Johann Roduit, qui vit sa première expérience politique, n’est pas un inconnu en Valais. Ce docteur en bioéthique, qui a également une formation en philosophie et théologie, a lancé la série de conférences TEDxMartigny, les Carnotzets scientifiques à Sion ou encore les FuckUp Nights à Monthey. «Tous mes projets sont réalisés pour créer des ponts entre les gens, c’est ce qu’il faudra reproduire dans la Constitution», explique-t-il. Au sein de la Constituante, il espère apporter ses connaissances sur les technologies émergentes. Johann Roduit est convaincu qu’un nouveau texte peut ouvrir le champ des possibles et faire du Valais un acteur principal de la révolution numérique.

Paola Riva Gapany, 50 ans, Parti socialiste et gauche citoyenne, Savièse

Paola Riva Gapany aime à dire qu’elle représente les femmes valaisannes qui allient famille et travail. La Constituante sera l’occasion, pour elle, «de donner la parole à cette tranche de la population qu’on écoute peu». Elle entend également mettre sur la table la question des droits humains, qui sont au cœur de son métier de directrice de l’Institut international des droits de l’enfant. «Chaque être humain, peu importe son âge, son orientation sexuelle, sa religion ou encore son handicap doit être sur un pied d’égalité devant la loi. Personne ne doit être discriminé», insiste-t-elle.

Améli Pistorius, 38 ans, Les Verts & Citoyens, Vérossaz

Une licence en sciences politiques, trois ans de formation post-grade en écologie, mais aussi un diplôme de fromagère d’alpage et plusieurs années de vie paysanne dans des communautés agricoles en Suisse, en France et au Canada ont donné à Améli Pistorius une «connaissance politique, scientifique mais aussi concrète du métier de la terre». De retour en Suisse et «face à la difficulté chez nous de vivre de la paysannerie», elle embrasse son métier actuel d’assistante sociale. Cette Vaudoise d’origine entend défendre les questions d’aménagement du territoire et de politique agricole. «Sans la prise en compte de la finitude de notre planète, aucune action politique à long terme n’a de sens», appuie-t-elle.

Marie Gaillard, 29 ans, PDC, Sion

La politique, ça la connaît. Marie Gaillard a occupé le poste de secrétaire générale du PDC du Valais romand pendant près de trois ans, avant de se tourner vers le privé en début d’année. Habituellement au service du parti, comme en 2011 lors de sa candidature au Conseil national sur la liste des jeunesses, Marie Gaillard a cette fois sauté le pas, intéressée en particulier par la révision des institutions. «La structure actuelle a été pensée pour le Valais du début du XXe siècle, il faut la mettre au goût du jour», explique-t-elle. Elle imagine volontiers une disparition des districts qui ne font plus sens, «car les projets porteurs dépassent leurs frontières».

Nicole Langenegger Roux, 49 ans, Valeurs libérales-radicales, Zinal

Le Valais l’a connue comme Madame égalité durant plus de dix ans, avant qu’elle ne prenne en main, en 2016, la destinée de la Haute Ecole de travail social de la HES-SO Valais/Wallis. Ces valeurs, de cohésion sociale et d’égalité, suivront Nicole Langenegger Roux au sein de l’Assemblée constituante, si elle est élue. «L’occasion est unique de s’arrêter et de se poser la question de savoir où l’on est et où l’on va. Cela est nécessaire dans une société qui ne cesse d’évoluer», se réjouit-elle. Mais ce travail doit se faire avec l’ensemble de la population. «Les constituants ne devront pas travailler en vase clos», insiste-t-elle.

François Quennoz, 25 ans, UDC & Union des citoyens, Savièse

Les révisions des Constitutions cantonales, il les connaît par cœur. Elles étaient le sujet de son travail de mémoire. C’est donc presque naturellement que François Quennoz s’est porté candidat. «Cette élection a précipité mon engagement politique, qui aurait pu attendre quelques années», avoue-t-il. Fraîchement diplômé d’HEC Lausanne, cet économiste se battra notamment pour le maintien des valeurs chrétiennes et de la référence à Dieu dans la Constitution. La modification des institutions l’attire également. «Je suis persuadé qu’une élection du Conseil d’Etat au système proportionnel serait plus juste par rapport aux électeurs», souligne-t-il.

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