Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire

Valais

Constructions illégales: Verbier conteste le rapport qui l’accable

La commune de Bagnes a rendu public le rapport qui analyse quinze dossiers de constructions illicites à Verbier. Elle conteste de nombreux points soulevés par les experts qu’elle a mandaté

Ambiance tendue. Face au Conseil général de Bagnes, le président Eloi Rossier commente le rapport des experts, point par point. Il conteste des termes «exagérés», ou «inappropriés» et déplore des «jugements de valeur reposant sur des éléments subjectifs, plutôt que sur des éléments factuels». Co-auteur du texte qui embarrasse Verbier, l’architecte Léonard Bender fulmine.

Un véritable système a été mis en place où tout le monde trouvait son compte

Tenu secret depuis le 9 février et dévoilé pour la première fois, le rapport décrit comment la commune de Bagnes a autorisé plusieurs constructions illicites. Sur les quinze dossiers analysés, les experts ont dénombré cinquante infractions. Pour eux, «un véritable système a été mis en place où tout le monde trouvait son compte».

Malgré les décisions du Tribunal cantonal et du Tribunal fédéral, de nombreux acteurs politiques et économiques de Verbier ont choisi d’appliquer la loi communale sur les constructions, plus permissive, plutôt que la législation cantonale. Ainsi, les architectes de Verbier pouvaient proposer à leurs clients «des constructions qu’aucune commune respectant la législation cantonale n’aurait été en mesure de fournir».

Lire également: Des liens incestueux ont permis à Verbier de tricher sur les constructions

Un nouvel expert a été nommé

Le rapport égratigne l’Etat du Valais, et en particulier le Service des Affaires intérieures et communales, qui connaissait les lacunes de la commune de Bagnes, et qui n’a pas agi. Pour le président Eloi Rossier, «personne n’a piqué dans la caisse». Mais selon les experts, les responsabilités de l’affaire incombent surtout à la commission des architectes, aux employés communaux, aux conseillers municipaux, et tout particulièrement aux membres de la commission des constructions.

Responsable des autorisations de construire jusqu’à ce que l’affaire éclate en août dernier, Jean Baillod possède une entreprise d’installation électrique. Elle a réalisé des travaux dans 9 des 15 constructions illégales analysées par les deux experts. Il est aussi administrateur d’une société active dans l’immobilier, et présidée par un architecte impliqué dans 7 des 15 dossiers. L’élu a annoncé qu’il ne se présenterait pas à sa propre succession. Deux autres conseillers communaux démocrates chrétiens ont également décidé de se retirer en octobre prochain.

Ancien juge du Tribunal fédéral, Claude Rouiller a été nommé par l’exécutif pour établir un rapport complémentaire, destiné en particulier à analyser les faits qui pourraient être imputés au président de la commission communale des constructions.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo suisse

Des gilets à 3000 francs pour l'armée suisse? Le débat divise le parlement

Le Conseil national a refusé de suivre l'avis du Conseil des Etats. Celui-ci voulait réduire de moitié la facture des nouveaux gilets de l'armée suisse. Il a été convaincu par les arguments du chef du DDPS, Guy Parmelin. La question reste donc en suspens.

Des gilets à 3000 francs pour l'armée suisse? Le débat divise le parlement

n/a