C’est en quelque sorte l’amuse-bouche du dénouement de l’affaire des constructions illicites de Verbier. Ce mardi, devant le Tribunal du district d’Entremont, qui siégeait à Sion pour l’occasion, deux accusés: Eloi Rossier, l’ancien président de la commune de Bagnes – dont dépend Verbier –, et Frédéric Perraudin, ancien secrétaire communal désormais cadre de l’administration de la commune. Il leur est reproché d’avoir réalisé, début 2016, des faux dans les titres lors du licenciement de Gabriel Luisier, communément désigné comme le lanceur d’alerte de l’affaire qui secoue le Valais depuis plus de cinq ans.

Dans l’océan qu’est l’affaire des constructions illicites de Verbier, ce procès ressemble à une goutte d’eau. Mais l’ambiance, parfois tendue, les nombreux détails évoqués par les parties, semblant souvent agacer le juge Pierre Gapany – «le principe de la relecture n’est pas de doubler la longueur du procès-verbal» a notamment lancé le président de la cour à Frédéric Perraudin –, ou encore les nombreuses références à l’affaire des constructions illicites de Verbier démontrent qu’il se jouait bien plus qu’un procès pour faux dans les titres, ce mardi dans la salle d’audience sédunoise.