Claude Masset sait que son siège de conseiller communal est menacé aux élections du 5 mars. Et voilà que ce rapport d'enquête le classe parmi les accusés...

Avec Dominique de Buman, le radical a essayé de suspendre la procédure. Contrairement à Pierre-Alain Clément qui a fait le dos rond. La tentative est restée vaine. Mercredi, après que la commission financière eut présenté son rapport, Claude Masset a réuni la presse.

«J'ai toujours manifesté une volonté de dialogue avec la commission, mais malheureusement, force est de constater que mon droit d'être entendu a été bafoué. C'est pour cela que j'ai voulu ajourner la publication du rapport. Afin que ce dernier fasse état de mes observations», argumente-t-il.

Le radical estime que la base légale fait défaut, la commission d'enquête ayant été constituée, après moult tergiversations au sein du Conseil général, d'après un avis de droit du Service cantonal des communes. «Ce rapport n'est donc pas crédible», poursuit-il.

Président de la commission d'enquête, Claude Joye conteste cet argumentaire. «Nous avons respecté le droit de Claude Masset à être entendu, dans le cadre prévu par le Code de procédure de justice administrative. Il a eu le temps d'examiner les divers points, et ses avis figurent dans le rapport.»

Le magistrat relève aussi que de 1996 à 1999, soit la période où il a siégé au comité de la caisse, celle-ci a connu une relative embellie. «Je n'ai donc rien à me reprocher.» Il ajoute qu'il a toujours suivi avec confiance les recommandations de l'expert actuaire, la personne la plus habilitée à prendre les décisions en matière de prévoyance professionnelle. A l'entendre, ce dernier - aujourd'hui décédé - endosse une responsabilité plus grande dans la débâcle que ne veut bien le dire le rapport.