Grande distribution

Coop s'attend à un recul de son chiffre d'affaires en 2015

Le directeur du groupe Joos Sutter évoque le franc fort, mais aussi, une contraction du commerce de détail

C’est une première depuis plusieurs années. Coop devrait réaliser un chiffre d’affaires de 2015 en recul, selon son directeur général Joos Sutter. Le groupe de distribution bâlois pointe du doigt un marché du commerce de détail en contraction et l’abandon du cours plancher de l’euro.

Ces deux facteurs ont causé un «contexte difficile», relève Joos Sutter dans une interview parue lundi dans l’hebdomadaire «Coopération». Malgré tout, le directeur général de Coop se dit «satisfait» de l’exercice écoulé, dont le chiffre d’affaires sera dévoilé dans le courant du mois de janvier.

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Néanmoins, une hausse de la fréquentation

«Les clients sont restés fidèles, nous avons même enregistré une hausse de la fréquentation dans nos supermarchés de 2% par rapport à l’année précédente», note Joos Sutter. Coop se réjouit encore d’avoir gagné des parts de marché dans les produits frais (produits laitiers, pain, viande, poisson, fruits, légumes et produits finis).

Joos Sutter estime que le groupe a également progressé dans le domaine non alimentaire. Au-delà, le directeur général de Coop rappelle combien il a été «dur» d’accepter l’annonce surprise intervenue le 15 janvier de l’abolition par la Banque nationale suisse (BNS) du cours plancher de 1,20 franc de l’euro. «J’ai réalisé que nous allions perdre plus de 10% de compétitivité face à l’étranger d’un seul coup».

1,8 milliard de francs investis dans des baisses de prix

Le coup a été d’autant plus difficile à encaisser que Coop avait investi plus de 1,8 milliard de francs dans les baisses de prix ces dix dernières années, constate Joos Sutter. «Pourtant, peu après l’annonce de la décision, nous avons immédiatement procédé à un premier ajustement des prix et répondu à l’attente des clients.»

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Le directeur général du groupe bâlois dresse encore un tableau des grandes tendances dans la branche. Il mentionne le numérique, le développement durable et les plats cuisinés. D’une manière globale, «l’individualisation s’annonce comme une tendance sur le long terme», les gens étant toujours en quête de quelque chose de spécial.

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