Plusieurs associations annoncent avoir déposé une plainte pénale contre le chef de la task force scientifique, Martin Ackermann. Elles lui reprochent d’avoir proféré des «menaces alarmant la population» en invoquant l’article 258 du Code pénal. Selon toute vraisemblance, une telle plainte n’a pourtant que fort peu de chances d’aboutir.

Si la situation sanitaire s’apaise sur le front du coronavirus, elle se tend par contre sur le plan juridique, et aussi politique, à un petit mois de la votation sur la loi covid. La fronde vient uniquement de la Suisse alémanique, lancée qu’elle est par des personnes et mouvements connus pour leur attitude très critique envers la gestion de la pandémie par les autorités fédérales et cantonales. Parmi eux: Christoph Pfluger, un journaliste de 66 ans qui a toujours relativisé le coronavirus, qu’il a souvent assimilé à une grippe; Aletheia, une association de professionnels de la santé refusant la vaccination; le mouvement de jeunes «Mass-voll!» (La coupe est pleine); une association de «PME libres» qui réclame de pouvoir travailler sans contraintes; et enfin les «Amis de la Constitution», ceux qui ont lancé le référendum contre la loi covid soumis en votation le 13 juin prochain.