Candidat à la présidence de l’Union suisse des arts et métiers (USAM), le conseiller national Fabio Regazzi (PDC/TI) s’inquiète des conséquences économiques de la crise du coronavirus. «Les dégâts économiques sont inquantifiables pour l’instant, mais on court le risque qu’ils soient très importants. Personne ne peut prédire la fin de la crise, et cette incertitude est la préoccupation majeure des entreprises», analyse-t-il. «L’Italie est déjà frappée par une crise grave. D’autres pays ne sont pas encore touchés, mais ça peut se répandre comme une traînée d’huile. Or l’économie suisse dépend de nombreux marchés», prévient-il.

C’est l’industrie de l’événementiel qui a été frappée la première par l’interdiction des manifestations de plus de 1000 personnes. «Les entreprises ne souffrent pas encore, mais ce n’est qu’une question de temps, car il y aura un effet boule de neige», ajoute celui qui, parce qu’il n’est pas encore le président de l’USAM, n’a pas participé à la rencontre au sommet convoquée jeudi après-midi par Guy Parmelin.