En dehors du soutien financier à l’assurance chômage, le Conseil fédéral donne un nouvel élan à la Commission pour la technologie et l’innovation (CTI), qui voit son budget 2011 exploser. Il passera à plus de 250 millions de francs par une rallonge de quelque 100 millions. La CTI, qui vient d’introduire un système de «chèque» d’innovation de 7500 francs destiné aux petites et moyennes entreprises, soutient indirectement les projets de développement des sociétés. Elle ne verse pas d’argent comptant mais met à disposition des experts qui facilitent la mise au point de nouveaux produits.

Augmentation des budgets

Le financement, qui était obligatoirement paritaire avec 50% des frais à charge de la société, sera plus généreux. Le Conseil fédéral est prêt, dans certains cas, à faire prendre en charge par la CTI l’entier des coûts du partenariat. Quelque 112 millions de francs seront consacrés à d’autres formes de transfert de technologie, via une augmentation des budgets des Ecoles polytechniques fédérales, et de l’Institut Paul Scherrer dans la recherche énergétique.

Nestlé sera soulagé

La branche touristique recevra 100 millions de francs de manière indirecte via l’augmentation du fonds destiné au crédit hôtelier. Le prêt de la Confédération, qui permet de contourner la méfiance des établissements bancaires, passera de 136 à 236 millions de francs. Cet argent ne réduira pas les coûts de fonctionnement d’hôtels-restaurants mais facilitera les projets de rénovation du parc touristique.

La seule mesure d’aide directe à l’exportation, d’un montant de 10 millions de francs, appuiera l’industrie alimentaire, notamment le groupe Nestlé, via le renforcement de la «loi chocolatière». Les industriels pourront ainsi continuer à être financièrement incités à acheter du lait et des céréales aux paysans suisses. La chute du cours de l’euro a mis à mal le budget prévu par la Confédération pour éviter des achats de produits agricoles dans la zone euro.