Genève

La Cour des comptes genevoise s’adresse un satisfecit

Dans les secousses que connaît la République de Genève, l’auditeur officiel du canton est vu comme un pilier. Ses magistrats pointent des dysfonctionnements, voire proposent des réformes. Bilan annuel

Dans une République genevoise secouée par les turpitudes de son personnel politique et leurs conséquences judiciaires, la Cour des comptes est perçue comme l’un des derniers piliers qui tiennent. La nommer dans un projet de loi est devenu la tarte à la crème de l’activité parlementaire dans le canton. C’est donc auréolé d’une réputation de sauveur que François Paychère, président de l’auditeur officiel des autorités cantonales, a présenté le douzième bilan annuel d’activité, portant sur la période du 1er juillet 2018 au 30 juin 2019. Faut-il ici rappeler que cette institution a durablement ébranlé la ville de Genève avec un rapport sur la gestion des notes de frais de ses ministres?

Le sémillant président ne cache pas sa satisfaction: le travail de l’institution qu’il incarne a eu «un impact direct sur la gestion de certains projets». Prenez celui du tram transfrontalier, continue François Paychère. Dans un rapport d’octobre 2018, la Cour pointait les problèmes suivants: manque de priorisation, nécessité de réaliser les investissements octroyés par Berne dans le cadre des Projets d’agglomération, renforcement urgent de l’équipe de direction. «Nous avons été suivis», sourit l’homme de loi, si bien que Berne a finalement accepté de financer une nouvelle phase de développement.