Les médias ne suffisent souvent pas à rendre compte du travail des politiciens à Berne. D'autres relais sont nécessaires.

Les sites Internet: Du cocon fédéral à la bulle Internet, il n'y a qu'un pas. Une grande partie des parlementaires l'ont franchi et disposent désormais d'un site internet personnel. Convictions politiques, dossiers, interventions ou photos de famille, chacun agence à sa façon sa vitrine virtuelle. Pour beaucoup, ces sites sont aussi un moyen de communication efficace avec la population. Encore faut-il les mettre à jour régulièrement pour appâter les internautes.

Les journaux des partis: Ces médias sont souvent les endroits privilégiés par les parlementaires pour faire état de leur action politique. Ils leur offrent des espaces d'expression plus conséquents, même si leur portée reste limitée.

Les courriers des lecteurs ou tribunes libres: Dire ce qu'ils font sous la Coupole ne suffit pas à la majorité des parlementaires. Nombre d'entre eux sont à la recherche de canaux qui leur permettraient aussi de lancer ou d'intervenir dans des débats d'idées. Les courriers des lecteurs ou les tribunes libres leur permettent en principe de développer plus à propos certains sujets sur lesquels ils font figure de spécialistes.

Les manifestations publiques: Sollicités plus qu'à leur tour pour apparaître lors d'événements cantonaux, les politiciens sont peu nombreux à décliner ces invitations qui leur permettent d'entretenir ou de créer des liens avec leurs électeurs. A Fribourg, la députation socialiste a même mis sur pied des «Cafés nationaux». Lors de chaque session, les parlementaires donnent rendez-vous à la population, dans divers endroits du canton, pour des discussions informelles.