La santé est l’un des principaux sujets de préoccupation des Suisses. A l’heure de l’annonce des primes maladie, «Le Temps» et «L’illustré» organisent un grand forum pour en débattre. Le 26 septembre, de 16h à 19h30, à l’Amphimax, Université de Lausanne.

Inscription et programme: www.letemps.ch/forumsante

Quel diagnostic dressent-ils sur le système de santé suisse et surtout quelles sont leurs recettes pour le réformer? Le Temps a contacté un ou une représentant des cinq plus grands partis de Suisse. Sur le constat, les avis sont unanimes: les prestations sont bonnes, mais trop chères, beaucoup trop chères. «Quand je lis dans le rapport d’experts mandaté par le Conseil fédéral qu’il y a 20% d’interventions superflues, je suis à la fois choqué et inquiet», avoue Blaise Fasel (PDC/FR).

Selon la diabétologue Brigitte Crottaz (PS/VD), ce système serait même «à la dérive». «Exploité par presque tous les prestataires de santé, il favorise les opérations inutiles et la surfacturation. Quoi que vous fassiez, vous êtes remboursé par les caisses, qui surveillent certes les coûts, mais pas la pertinence d’une prestation.» Et de citer un exemple qui lui est arrivé. Consultée par un patient qui montrait les symptômes d’un cancer du poumon, elle l’envoie faire un scanner dans un institut de radiologie. Quelques jours plus tard, la réponse arrive. «Il n’y a rien de nouveau par rapport au scanner que nous avons fait la semaine dernière.» Le patient avait consulté deux médecins différents et l’institut de radiologie a effectué sa prestation sans alerter le deuxième médecin. C’est ainsi qu’on dilapide stupidement 500 francs…