Sur le terrain, la collaboration a bien fonctionné entre les hôpitaux publics et les cliniques privées depuis le début de la pandémie de coronavirus. A l’heure des comptes, par contre, ces dernières se sentent ostracisées dans certains cantons, notamment en terre vaudoise. En janvier dernier, l’association Vaud Cliniques a déposé un recours devant la Cour constitutionnelle, dont le jugement est attendu cet été. En revanche, plusieurs cantons, dont Genève, Berne et le Valais, ont réglé le problème à la satisfaction des parties.

Le 16 mars 2020, face à la première vague du coronavirus, le Conseil fédéral a décrété l’état d’urgence, ordonnant à tous les hôpitaux l’arrêt des opérations non urgentes pour six semaines. Un an plus tard, la situation reste confuse sur le plan financier. L’Association faîtière H + continue à prétendre que ses membres ont enregistré un manque à gagner d’environ un milliard de francs l’an dernier. «L’engagement des hôpitaux et des cliniques, qu’il ait été ordonné par la Confédération ou par les cantons, doit être rémunéré», souligne Anne-Geneviève Bütikofer, directrice de H +. Mais la Confédération reste sourde à ces revendications: «Il n’y a aucune base légale à ce sujet», répond-on à l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).