Le pilote du F/A-18, qui s’est écrasé en octobre 2015 dans le Jura français, a été mis en accusation par l’auditeur en chef de l’armée. Il effectuait un entraînement au combat aérien. L’appareil avait été démoli. Le pilote, légèrement blessé, avait pu s’éjecter.

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L’accusation reproche au pilote d’avoir failli, en sa qualité de «Mission Commander», à observer les prescriptions relatives à la définition des altitudes de sécurité de vol minimales pour le combat aérien à vue dans le secteur d’entraînement concerné et au vu des conditions météorologiques particulières. Ainsi, des valeurs trop basses ont été définies pour les deux altitudes de sécurité de vol pertinentes, indique jeudi la justice militaire.

Dilapidation de matériel

Elle lui reproche par ailleurs d’avoir manqué à plusieurs reprises au devoir de diligence dû au titre des prescriptions réglementaires pendant la dernière phase de l’exercice. Il lui est en particulier reproché d’avoir mal voire pas du tout exécuté les «Immediate Actions» dès l’apparition du décrochage sur le réacteur, ce qui a finalement entraîné le crash de l’appareil.

Dans ce contexte, l’auditeur accuse le pilote d’inobservation des prescriptions de service par négligence ainsi que d’abus et dilapidation de matériel. L’affaire sera portée devant le Tribunal militaire 2. L’accusé est toujours présumé innocent.