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Ignazio Cassis lors de sa réception populaire, le 28 septembre. 

Politique

Critiqué, Ignazio Cassis démissionne du lobby des armes à feu Pro Tell

Le conseiller fédéral en devenir était devenu membre de l'association quelques jours avant de se faire élire, il y a à peine un mois, mais fait machine arrière, devant «les discussions publiques et l'instrumentalisation de son adhésion». Le Tessinois quitte aussi «Liberta e Valori»

Le nouveau conseiller fédéral élu Ignazio Cassis a quitté le lobby des armes à feu Pro Tell, à peine un mois après y avoir adhéré. Les réactions négatives relayées dans les médias expliquent sa décision.

Relire: Ignazio Cassis, le pistolero (16.10.2017)

Son appartenance à la Société pour un droit libéral sur les armes «Pro Tell» a fait polémique et ce week-end encore M. Cassis a fait savoir qu’il examinait actuellement son statut de membre de plusieurs associations, dont Pro Tell et l’organisation tessinoise «Libertà e Valori».

Lundi soir, la Chancellerie fédérale a déclaré que M. Cassis, qui sera ministre des Affaires étrangères dès le 1er novembre, s’est retiré de Pro Tell. Ursula Eggenberger, sa directrice de la communication, confirmait à l’ats une information du site en ligne de la Westostschweiz Zeitung.

«Vu les discussions publiques en cours et l’instrumentalisation de son adhésion d’alors, le conseiller fédéral Cassis a quitté Pro Tell et ’Libertà e Valori’», a précisé Mme Eggenberger.

Pro Tell contre le durcissement à venir de la législation sur les armes

ProTell s’oppose à «toute restriction de la possession d’armes par les citoyennes et citoyens responsables», combat tout durcissement de la réglementation sur les armes à feu et se positionne ainsi contre la législation de l’Union européenne qui doit entrer en vigueur d’ici fin 2019. Avec la Fédération sportive suisse de tir (Swiss Shooting), elle a annoncé le lancement d’un référendum si la Suisse reprend entièrement les nouvelles réglementations européennes.

Lire: Tour de vis européen pour les armes suisses

En tant que membre de l’espace Schengen, la Suisse devra se plier à ce durcissement. Le Conseil fédéral a deux ans pour le faire. En cas de refus, la Suisse pourrait être exclue de l’espace Schengen.

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