Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Mikhaïl Gorbatchev accuse en substance Martin Baümle d’avoir illégitimement pris le contrôle de Green Cross international, l’organisation qu’il a fondée.
© DR

Environnement

Croix-Verte: Mikhaïl Gorbatchev contre-attaque

Dans une lettre adressée jeudi aux sections nationales de Green Cross international, le fondateur de l’organisation et ancien leader soviétique accuse le Suisse Martin Baümle d’avoir pris le pouvoir pour cacher les manquements de la section suisse

Les mots sont graves. Après avoir démissionné de Green Cross International (GCI) en accusant la section suisse d’avoir «saboté» l’organisation environnementale internationale dont il est le fondateur, Mikhaïl Gorbatchev s’en prend désormais frontalement au Zurichois Martin Baümle, élu président par intérim de GCI le 24 février dernier.

Dans une lettre adressée jeudi à toutes les sections nationales de l’organisation, dont Le Temps a obtenu copie, l’ancien leader soviétique accuse la section suisse d’être devenue une «machine à générer de l’argent, qui a capitalisé sur le travail de tout le réseau de la Croix-Verte et utilisé ses ressources pour des activités promotionnelles et non pas des projets et pour manipuler les autres sections nationales».

Lire aussi:  Fâché avec la Suisse, Mikhaïl Gorbatchev claque la porte de la Croix-Verte

Accusation d’insolvabilité

L’affaire a éclaté fin février, quand la section suisse de Green Cross a accusé la faîtière, basée à Genève, d’être insolvable. Ce qu’elle était devenue de fait selon nos informations, pour des raisons de trésorerie dues au non-paiement par certaines sections nationales de leur cotisation.

Sur cette base et lors d’une réunion du Conseil de fondation de GCI organisée le 24 février, le président des Vert’libéraux suisses et de la section suisse de l’organisation, Martin Baümle, s’est fait élire à la présidence de GCI. Le Zurichois a pris dans le même temps la tête d’un groupe de travail chargé d’assainir la situation financière de GCI avant une prochaine assemblée générale.

Démissions

A la suite de cet épisode, qualifié par le Russe «d’attaque brutale et abjecte des leaders de Green Cross Suisse», plusieurs membres du Conseil de GCI ont démissionné, dont le vice-président genevois Pierre Muller et le Français Jean-Michel Cousteau. Selon Mikhaïl Gorbatchev, l’affaire cause un «dommage sans précédent à GCI et son réseau».

Il dénonce aussi le «renvoi sauvage de tout le personnel de GCI, des menaces personnelles à l’encontre de certains employés» ou encore la «saisie du site internet» de l’organisation et autres «nombreuses tentative de contraindre ou d’intimider d’autres sections nationales pour les empêcher de prendre position».

Assemblée générale extraordinaire

Mikhaïl Gorbatchev va encore plus loin, sur un mode allusif: «Selon les informations qu’elle publie, la section suisse de Green Cross a levé plus de 13 millions de francs l’an passé, écrit-il aux autres sections nationales. Je vous laisse juger par vous-même quelle proportion de ces fonds a véritablement atteint les projets portant sur l’eau et l’environnement, implémentés par vos organisations, et à destination desquels l’argent a été donné.»

Et l’ancien chef d’Etat d’en appeler à la tenue d’une assemblée générale extraordinaire comme le demande, dit-il, six autres sections nationales, conformément aux statuts. Si le «Conseil autoproclamé» refuse d’organiser cette assemblée, il révélera alors «sa vraie nature», en conclut-il.

Contacté pour qu’il réagisse aux accusations, Martin Baümle n’a pas retourné les appels du Temps.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo suisse

Des gilets à 3000 francs pour l'armée suisse? Le débat divise le parlement

Le Conseil national a refusé de suivre l'avis du Conseil des Etats. Celui-ci voulait réduire de moitié la facture des nouveaux gilets de l'armée suisse. Il a été convaincu par les arguments du chef du DDPS, Guy Parmelin. La question reste donc en suspens.

Des gilets à 3000 francs pour l'armée suisse? Le débat divise le parlement

n/a