Après une votation populaire, le 24 février dernier, qui a entériné un amaigrissement de l'exécutif (de quinze à neuf membres), les cartes sont à redistribuer dans la ville principale du Chablais valaisan. Historiquement, c'est le PRD qui tient la majorité relative à Monthey (avec 21 membres au Conseil général). Mais le PDC, qui peut compter sur le «bonus présidentiel» de Fernand Mariétan, a gagné son cinquième siège en 2004.

Quels effets la cure minceur aura-t-elle sur le Conseil communal remodelé? Une grande majorité des observateurs voient un statu quo se dessiner. Trois sièges pour le Parti radical, trois pour le PDC, les socialistes et les membres de «l'Entente pour Monthey» se répartiraient les sièges restants. Ce qui est certain, c'est que la perspective d'un exécutif réduit n'a pas atrophié les enthousiasmes électoraux. On compte vingt candidats, dont douze sortants.

Une inconnue subsiste: comme à Martigny, l'UDC brigue un siège à l'exécutif pour la première fois. Mais le Parti radical ne sera pas forcément la première victime des agrariens, le cas échéant. Il s'est déjà vu rongé sur son aile droite lors de la création de l'Entente, mouvement de dissidence bourgeoise, qui regroupe aujourd'hui bon nombre d'agitateurs et s'est quasiment érigé en parti d'opposition.

La présidence de la ville n'est pour l'instant pas vigoureusement contestée. N'empêche, Fernand Mariétan fait des mécontents. Les radicaux démentent tout arrangement pour le reconduire comme il a pu le prétendre. Eux qui plaidaient un amaigrissement plus massif encore de l'exécutif (à sept membres) pour professionnaliser la fonction et «faire enfin avancer les dossiers» pourraient, qui sait, briguer la présidence au lendemain du 12 octobre.