Le jugement est bref, mais suffit à exposer le désagrément subi par la conseillère nationale Léonore Porchet, destinataire de courriels importuns et répétés. L’auteur de ces messages, un homme de 47 ans, a été récemment condamné par le Ministère public de la Confédération (MPC) à payer une amende de 1000 francs. L’ordonnance pénale s’appuie sur l’utilisation abusive d’une installation de communication, un article du Code pénal couramment utilisé pour réprimer le cyberharcèlement.

Pendant près d’une année, ce rentier de l’AI a adressé 28 courriels à l’élue écologiste depuis son village du Jura vaudois. Tantôt tutoyée, tantôt vouvoyée, Léonore Porchet a ainsi reçu pêle-mêle des «conseils insistants» relatifs à son site web, des bandes dessinées, des poèmes et des chansons au contenu parfois «déplacé» ainsi que des sous-entendus, eux aussi «de plus en plus déplacés», sur son engagement politique contre… le harcèlement. «Ça me donne envie de te taquiner/harceler», écrit-il. D’autres messages sont de nature sexuelle.