La venue du dalaï-lama de- vrait créer l'événement lors des Fêtes de Genève. Le 8 août, il prononcera un discours à la Cathédrale Saint-Pierre, en présence des responsables de toutes les religions représentées à Genève, ainsi que de l'abbé Pierre. La foule est aussi attendue pour son échange avec le public sur le thème de l'«Ethique pour un nouveau millénaire», la veille au Parc Mon-Repos. Cette visite de trois jours (du 7 au 9 août), sera «apolitique et apolémique», a d'emblée précisé le Prince Aga Khan, un ami de longue date de l'invité.

Pour éviter tout nouveau préjudice avec Pékin, le Conseil fédéral a décidé qu'aucun ministre ne serrerait la main du dalaï-lama. Le secrétaire du comité d'accueil, Patrick Dimier, affirme n'avoir pour sa part subi aucune pression. Tout juste un coup de fil d'un secrétaire de la Mission chinoise de Genève.

Patrick Dimier a encore expliqué qu'il aurait été inapproprié que le dalaï-lama Lama soit invité directement par les Fêtes de Genève, «des fêtes païennes où l'on vend de la bière et des saucisses». D'où la nécessité de créer un comité ad hoc composé de personnalités de la société religieuse et civile, au nombre desquelles on trouve Massimo

Lorenzi.

Le peuple tibétain sera l'hôte d'honneur des Fêtes de Genève. De nombreuses manifestations culturelles sont prévues, dont des danses sacrées et des chants rituels exécutés par des moines dans le temple protestant de la Fusterie. «C'est la dimension universelle et éthique du discours bouddhique qui nous intéresse, a conclu le doyen de la cathédrale Saint-Pierre, William Mac Comish. Non les questions de foi fondamentales.»