Les entreprises de remontées mécaniques ne pourront pas infliger des amendes aux personnes qui contreviennent aux règles de sécurité à observer face aux dangers d’avalanche. Le Conseil national a enterré mardi par 102 voix contre 62 une initiative parlementaire de Stéphane Rossini (PS/VS).

La majorité a jugé suffisantes les dispositions en vigueur. Les skieurs incriminés peuvent être poursuivis par le biais du code pénal, alors que les questions de responsabilité civile sont réglées dans le code des obligations. Les remontées mécaniques peuvent en outre refuser l’accès des pistes aux récalcitrants.

Pour Stéphane Rossini en revanche, on ne peut malheureusement punir aujourd’hui, via le code pénal, qu’une fois que la catastrophe est déjà arrivée. Les pisteurs sont impuissants face à ceux qui ne respectent pas les signalisations. Et retirer l’abonnement n’est pas suffisant pour lutter contre la mise en danger des usagers des pistes par des skieurs hors-piste. Selon lui, seul un système d’amende peut avoir un effet préventif.