Faut-il rendre publique la nationalité d’un suspect, d’un auteur de délit ou d’une victime? La question suscite un vif débat à Zurich, alors que la population est amenée à se positionner ce dimanche sur une initiative UDC exigeant la mention systématique de la nationalité dans les communications de toutes les polices du canton.

La pratique s’est généralisée en Suisse, où la plupart des polices divulguent cette information, au même titre que l’âge ou le sexe. La ville de Zurich fait figure d’exception depuis que le chef de la police municipale issu de la gauche radicale Richard Wolff a décidé, en 2017, que les autorités ne mentionneraient plus la nationalité d’une personne qu’à la demande des journalistes.