Daniel Kinzer, le scientifique

Il est une sorte d’alien, un concentré de finesse au pays des plaideurs agités. Daniel Kinzer a fait des études de physique et de philosophie avant de basculer dans le droit. Et cela se sent. Redoutable procédurier, au point parfois d’exaspérer les magistrats, il a une approche quasi scientifique des problèmes et des failles qui lui vaut le qualificatif de brillantissime.

Technicien hors pair, spécialiste du droit pénal économique, il a mis ses talents au service, par exemple, d’un gérant de fortune, jugé en début d’année à Genève dans le sillage de l’affaire Madoff et acquitté.

Dans un registre plus inattendu, il est aussi intervenu avec beaucoup de subtilité à Nyon, au procès d’un infirmier en psychiatrie, sorte d’apprenti sorcier de la thérapie sexuelle avec les patientes. Synthétique et calme, il est de ceux que les juges regrettent de ne pas voir plus souvent.