Il était l’éminence grise d’Alain Berset, le discret acolyte, la force tranquille au sein du chaos. Après tous ces mois de bons et loyaux services durant la crise, Daniel Koch a pris sa retraite. Calme – ennuyeux, jugeaient certains –, toujours l’air fatigué mais jamais confus, il aura distillé jour après jour les conseils de l’OFSP durant la crise sanitaire. A l’occasion de son retrait définitif – il aurait déjà dû partir mi-avril, le jour de ses 65 ans –, le Bernois donnait ce jeudi une ultime entrevue. Rencontre avec un maître zen.

Une révérence présidentielle

Tiré à quatre épingles, Daniel Koch s’est présenté devant les médias avec assurance. Le Bernois connaît bien l’exercice, lui qui a participé depuis le début de la crise à chaque séance hebdomadaire du Conseil fédéral, 21 points de presse et d’innombrables autres interviews. Dans un silence religieux, il a susurré sa dernière allocution d’un filet de voix: «Après tout ça, je vais faire du sport, des petits travaux et me reposer. Je ne crains pas de m’ennuyer. Oui c’est une nouvelle cravate.» La veille, Alain Berset avait loué la diversité de son arsenal en la matière. Quid de sa nouvelle renommée? «Je ne suis pas non plus une star. Juste un peu connu. Je m’y habitue gentiment. C’est un peu difficile.» D’autres questions? Il n’en dira pas beaucoup plus.