Dans un article paru dans la revue Psychotherapy and Psychosomatics*, plusieurs spécialistes du stress post-traumatique en Grande-Bretagne ont passé au crible 11 études concernant des débriefings d'une seule séance, considérant que ce mode d'intervention était toujours plus en vogue. Trois d'entre elles montraient que les personnes soumises à une séance unique de débriefing s'en sortaient mieux que celles qui n'en avaient pas bénéficié, six études ne montraient pas de différence, et deux arrivaient à la conclusion que le débriefing avait ralenti la guérison. Ces résultats montrent, selon les auteurs de la recherche, que cette méthode n'est de loin pas toujours appropriée. Il est tout aussi important, si ce n'est plus, d'entourer les victimes, de les mettre en sécurité, leur donner à boire et d'évaluer les ressources dont elles disposent pour surmonter l'épreuve. «Notre idéologie est basée sur l'idée qu'il est bon de parler, ce n'est pas toujours le cas, et nous devrions revoir entièrement notre façon de procéder», estime un des auteurs, Simon Wessely, du King's College de Londres.

*«A Systematic Review of Single-Session Psychological Interventions (Debriefing) following Trauma», p. 176, Vol. 72, N° 4, july-august 2003 de Suzanna Rose, Jonathan Bisson et Simon Wessely.