Un mois après sa création, le Mouvement citoyen romand (MCR) fait face à sa première crise. Prévue cet après-midi, la conférence de presse de présentation de la section vaudoise du parti a été reportée. Ce contretemps s’explique par la forte exposition médiatique de ces derniers jours qui a poussé son jeune président, Jonathan Newton, à renoncer à la fonction.

«Malgré nos mises en garde, il a craqué sous la pression, indique Eric Stauffer, président du Mouvement citoyen genevois (MCG) et fondateur du MCR. Il reste membre du parti. Pour le MCR, c’est embêtant mais ce n’est pas grave. Plusieurs personnes avaient déposé leur candidature pour la présidence. Nous trouverons quelqu’un d’autre.»

Le désistement de Jonathan Newton intervient deux jours après la diffusion d’un reportage de l’émission Mise au point, sur la TSR, qui mettait en lumière son appartenance à Unité populaire (UP). Dissout dans la précipitation, ce groupe de réflexion «socialiste et patriotique» défendrait, selon le reportage, des positons «xénophobes et homophobes». Ancien porte-parole d’UP devenu président du Mouvement populaire neuchâtelois, David L’Epée condamne «des allégations mensongères». Il s’apprête à déposer une plainte pénale contre le TSR.

Egalement très remonté contre la chaîne, Eric Stauffer soutient la démarche. Il assure que le MCR n’a pas fait preuve de légèreté en faisant appel à Jonathan Newton et David L’Epée. «Leur dynamisme, leur énergie et leurs convictions dans la ligne du parti nous ont plu. Ils gardent toute ma confiance.»