Franz Blankart a été notamment chef du Bureau de l'intégration à Berne, ambassadeur à Genève, directeur de l'Office fédéral des Affaires économiques extérieures et négociateur en chef pour l'Espace économique européen. Il n'est pas mort du Covid-19, a précisé Anne Blankart.

Lire aussi: Franz Blankart nie tout accord entre Berne et l'OLP dans les années 1970

Né à Bâle en 1936, M. Blankart est entrée au service diplomatique en 1965. Il a été secrétaire privé des conseillers fédéraux Willy Spühler et Pierre Graber. En 1986, il est nommé directeur de l'Office fédéral des Affaires économiques extérieures (OFAAE), poste qu'il occupera jusqu'en 1998.

Lire également: Pour Franz Blankart, «l’échec de l’EEE est dû au Conseil fédéral»

Le règne de Franz Blankart à l'OFAEE coïncide pratiquement avec celui de Jean-Pascal Delamuraz à la tête du DFE. Le secrétaire d'Etat avait pris la direction de l'office fédéral le 1er novembre 1986, deux mois avant l'arrivée du conseiller fédéral vaudois.

Durant sa longue carrière, le secrétaire d'Etat a négocié d'importants accords internationaux pour la Suisse, de l'AELE à l'EEE en passant par le GATT. M. Blankart a également enseigné à l'Institut des hautes études internationales à Genève.

Critiques sévères

Peu avant son départ de l'OFAEE, M. Blankart avait sévèrement critiqué lors d'une conférence à l'Université de Bâle la politique européenne de la Suisse. La tactique adoptée depuis 1992 est une erreur, estimait le secrétaire d'Etat, qui s'en est pris violemment à la politique suivie par les conseillers fédéraux Felber et Delamuraz et notamment à la demande d'adhésion, jugée prématurée.

Franz Blankart était au bénéfice d'une formation académique très diversifiée, ayant étudié la philosophie, la littérature allemande, l'histoire de l'art, l'économie et le droit. Membre du parti radical, devenu PLR, il était colonel à l'armée et père de deux enfants.

Il a également enseigné à Genève aux instituts universitaires d'Etudes européennes et des Hautes études internationales (de 1974 à 2002) et fut président de la Fondation en faveur de l'Art chorégraphique et du Prix de Lausanne.