Carnet noir

Décès subit, à 60 ans, de l’ancien chef de fedpol Jean-Luc Vez

Jean-Luc Vez a succombé à un arrêt cardiaque. Il dirigeait depuis près de quatre ans la sécurité du WEF de Davos

L’ex-chef de l’Office fédéral de la police (fedpol), Jean-Luc Vez, est décédé jeudi à l’âge de 60 ans à la suite d’un arrêt cardiaque, selon le faire-part de la famille.

Jean-Luc Vez occupait la charge de Managing Director for Security Policy and Security Affairs au WEF de Davos depuis le 1er avril 2014. Il était responsable des aspects opérationnels relatifs à la sécurité.

Dans cette fonction, il était aussi chargé de différents sujets d’ordre stratégique et politique touchant à la sécurité. Contacté, le World Economic Forum ne veut pas s’exprimer sur les conséquences de cette disparition pour l’organisation du prochain événement, à la fin de janvier, à Davos.

Longue carrière au service de l’Etat

Auparavant, le Fribourgeois avait été au service de la Confédération durant vingt-sept ans. Il avait dirigé fedpol de 2000 à début 2014, après y avoir occupé, dès 1996, les fonctions de directeur suppléant et de chef de la division principale Droit et protection des données.

Durant toutes ces années, il a fortement marqué le développement de fedpol, qui accomplit aujourd’hui des tâches de police judiciaire, de police de sécurité et de police administrative, avait indiqué le Département fédéral de justice et police lors de l’annonce de son départ.

Jean-Luc Vez avait commencé sa carrière dans l’administration fédérale en 1986, en tant qu’adjoint scientifique auprès de l’ancien Office central de la défense. Il devint ensuite suppléant du préposé spécial au traitement des documents établis pour assurer la sécurité de l’Etat, fonction qu’il occupa de 1990 à 1992. De 1992 à 1996, il dirigea la division Presse et radio.

A la tête de fedpol, le haut fonctionnaire s’est efforcé d’ancrer l’office comme autorité partenaire non seulement en Suisse mais aussi à l’étranger. Il estimait en effet qu’un des développements les plus importants de ces dernières années avait été «la mondialisation de la criminalité», avec des auteurs difficiles à localiser, avait-il alors déclaré à l’ATS.

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