La commune de Bagnes est sous les feux des projecteurs depuis près de quatre ans pour l’affaire des constructions illicites de Verbier. Mais les largesses de l’ancienne législation communale, qui ne prenait pas en compte les sous-sols dans les calculs de densité constructible et qui a ainsi permis l’aménagement de spas, de salles de jeu ou de piscines intérieures sans respecter la loi, ne semblent pas être les seules défaillances de la commune en matière de construction. L’octroi des permis d’habiter pourrait également s’avérer lacunaire.

Selon nos informations, la majorité des habitations de la commune ne possède pas le sésame nécessaire aux propriétaires pour prendre possession de leur bien ou pour le mettre en location. Près de quatre logements sur cinq ne disposeraient pas d’un permis d’habiter, ce document qui vise notamment à constater que les locaux satisfont aux conditions fixées par la loi et les règlements, mais aussi leur conformité avec les plans approuvés. Les autorités communales ne confirment pas ce chiffre et précisent qu’elles ne disposent pas de statistiques précises à ce sujet. Mais elles reconnaissent ne pas avoir délivré des permis d’habiter pour toutes les constructions réalisées sur le territoire communal.