Les délocalisations en cours

Outre les 100 emplois transférés à Copenhague, le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) va aussi renforcer son centre administratif de Budapest, où les salaires sont encore moindres. Les effectifs dans la capitale hongroise passeront de 300 à 400 personnes. Le HCR a en effet décidé de plafonner son siège à Genève à hauteur de 700 employés, contre 760 actuellement. L’organisation n’exclut pas de recruter à Genève, mais toute création de postes devra s’accompagner d’un transfert équivalent pour limiter les coûts du siège.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), lui aussi confronté à la multiplication de crises humanitaires, a adopté des mesures similaires. L’institution va maintenir un budget annuel stable pour le siège d’environ 200 millions de francs pour les années à venir. Vingt-cinq postes seront supprimés à Genève. Dès le 1er juillet, un nouveau centre à Belgrade fournira des services informatiques aux délégations du monde entier 24 heures sur 24. Il occupera 20 personnes mais sera progressivement étoffé. Dans le même temps le CICR va renforcer sa conduite des opérations ou les activités de diplomatie humanitaires depuis son siège. Les effectifs à Genève devraient donc rester stables. Aujourd’hui, un peu plus de 950 personnes y travaillent et autour de 13 200 délégués sont sur le terrain.

Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme est lui aussi en pleine réorganisation. Zeid Ra’ad Al Hussein veut délocaliser une partie du personnel à Addis-Abeba, Dakar, Bangkok ou Amman, pour faire des économies mais aussi pour rapprocher les collaborateurs du terrain. Mais ces changements suscitent beaucoup de résistances.