Les portes de la salle de la Cour d’assises se sont refermées. Les douze jurés viennent de se retirer pour délibérer sur la culpabilité de Cécile B. Leur verdict est attendu à partir de 17 heures. Il devra dire si l’accusée est coupable de meurtre ou de meurtre passionnel.

Pour Cécile B. une longue attente commence. La présidente lui a encore donné la parole ce matin. Elle a prononcé ces quelques phrases: «Je demande pardon à tous les proches d’Edouard. Je pense que si celui-ci avait été aimé par son papa lorsqu’il était enfant, il n’aurait pas eu ce trou béant dans son coeur. Un trou que personne n’a pu remplir et que j’aurais tant voulu combler. J’aurais aimé qu’on entende plus de mots d’amour dans ce procès ».

Puis, en regardant le procureur général dans les yeux: «Je ne suis pas une voleuse, j’étais juste une femme éperdument amoureuse d’un homme et je le suis toujours.»

En s’adressant à Me Marc Bonnant, avocat de la partie civile: «A vous je dis que je ne suis pas une vénéneuse.»

Enfin, Cécile B. se retourne et s’adresse à l’ex-femme d’Edouard Stern ainsi qu’à la demi-soeur du banquier, assises sur les bancs de la partie civile: «Je vous demande pardon. Dites-le de ma part aux enfants. Je ferai tout ce que vous voulez. Sachez que je ne porterai jamais atteinte à la mémoire d’Edouard ».