Intégration

Ils demandent la naturalisation après avoir refusé de serrer la main à la prof

La famille de Bâle-Campagne dont deux écoliers ont refusé de serrer la main à leur prof a demandé le passeport suisse, selon la Basler Zeitung. La procédure s'annonce compliquée

Le père des deux enfants musulmans de 14 et 15 ans qui ont refusé de donner la main à leur prof à Therwil, à Bâle-Campagne, a déposé une demande de naturalisation le 4 janvier dernier, selon les recherches de la Basler Zeitung. La direction de la sécurité (SID) à Bâle-Campagne l’a confirmé au quotidien.

Formellement correct

Si formellement rien ne s’oppose à sa demande, la procédure ne garantit pas l’obtention du passeport à la croix blanche. Apparemment cela paraît même très compliqué. Pour Christine Gorrengourt, parlementaire PDC à Bâle-Campagne : «Celui qui refuse de donner la main ne peut pas être naturalisé», déclare-t-elle. Rappelons que la direction de l'établissement scolaire avait accordé une dispense.

«Je ne crois pas que nous puissions parler d’intégration lorsqu’on refuse de serrer la main», ajoute Peter Thüring (UDC), président de la commission des pétitions chargée d’étudier cette demande. Il se dit personnellement opposé à la satisfaction de cette demande. Par contre, l’administrateur de la mosquée se félicite de cette demande.

En outre, la Basler Zeitung explique que le parcours de réfugié de ce père de cette famille de huit enfants, imam à la mosquée du roi Faysal, pourrait être revu.

Un parcours encore peu clair

Arrivé de Syrie en Suisse en 2001, ce père dont les filles ainées seraient retournées en Syrie, selon la BaZ, aurait fui son pays pour le Liban où il aurait été formé dans une école coranique. Apparemment libre de ses déplacements, en vertu de sa proximité avec les Frères musulmans, il se serait déplacé dans divers pays arabes, y compris à Dubai, selon le quotidien. Pour les autorités suisses, ces derniers pays sont réputés sûrs. De plus, les filles qui seraient retournées en Syrie, après avoir terminé leur scolarité en Suisse, auraient poursuivi leurs études en Syrie, le pays que le père dit avoir fui. La famille sera maintenant interrogée à ce sujet par l’office des migrations, selon la SID. Quant à l’activité professionnelle du père, qui entre-temps a déménagé à Ettingen, la BaZ indique que son entreprise de transport a été radiée du registre du commerce. Il se déclare indépendant, travailler dans «le secteur automobile» et exprime sa volonté de créer une nouvelle entreprise.


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